Algues vertes : le rythme de contractualisation par les agriculteurs est insuffisant

Le comité régional de suivi du plan de lutte contre les algues vertes en Bretagne s’est réuni le 23 septembre pour dresser un bilan avec les acteurs locaux. Alors que les huit chartes sont désormais signées, le Comité de pilotage* a réaffirmé la nécessité de maintenir les actions préventives et de poursuivre les efforts en matière de mobilisation agricole. Car, si les échouages d’algues vertes ont été historiquement faibles en 2013, avec les niveaux mesurés les plus bas depuis 2002 par le Centre d’étude et de valorisation des algues, Ceva, les résultats sont principalement liés aux conditions météorologiques.

Les volumes collectés par les communes jusqu’à fin août 2013 s’élèvent à environ 28000 m3, soit 40 % de moins qu’à la même date en 2012, à 46 000 m3. Suivi au plus près de conseil « Le rythme de contractualisation individuelle par les agriculteurs est insuffisant à ce jour et doit s’intensifier pour que soient respectés les objectifs des chartes dans le délai de deux ans prévu par le plan », a insisté le Comité. Les engagements individuels des agriculteurs sont contractualisés et bénéficient d’une animation assurée par les structures de conseil agricole. Le Comité souhaite donc un suivi trimestriel, voire mensuel, du déploiement du conseil délivré. Tous les partenaires du plan, et notamment l’Etat, se sont également engagés à utiliser chaque opportunité de contact avec les agriculteurs pour faire le point sur leur implication dans la démarche de contractualisation individuelle. Le comité de pilotage régional a relevé un certain nombre de points positifs : finalisation des inventaires de zones humides dans les baies de Saint-Brieuc et de la Lieue de Grève, objectif quasi-atteint pour les diagnostics en baie de la Forêt avec 84 % d’agriculteurs ayant accepté d’entrer dans le plan, bon avancement en termes de projets de méthanisation déposés en baie de Douarnenez. Une agriculture à basses fuites d’azote Plus globalement, les acteurs entendent maintenir le cap de la démarche engagée qui allie approche économique et progrès environnemental, en développant une agriculture à basses fuites d’azote et préservant les zones humides. « C’est la clé d’un changement durable des pratiques agricoles et de l’évolution des systèmes de production », ont indiqué les intervenants. *Etat, Conseil régional, Conseils généraux des Côtes d’Armor et du Finistère, Agence de l’eau, Ademe

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