Auxiliaires des cultures : le projet Auximore dans sa dernière ligne droite

Le projet Casdar « Auximore – Cultivons les auxiliaires », lancé en 2012, livrera ses enseignements lors du colloque de restitution, le 11 décembre à Paris. En trois ans, ce programme, porté par une quinzaine de partenaires, dont les chambres d’agriculture, a avancé sur quatre fronts. « En premier lieu, les connaissances sur les insectes auxiliaires devaient être regroupées, et converties en fiches utilisables par les agriculteurs et leurs conseillers », a expliqué Régis Wartelle, chef de projet Auximore, à l’occasion d’une journée de terrain du projet, organisée dans l’Oise le 25 septembre. Second objectif : créer et évaluer des dispositifs de suivis simplifiés des auxiliaires et des ravageurs au champ, puis à diffuser les outils qui en ressortiront. Enfin, Auximore vise à mettre en place des modules de formations destinés aux conseillers, afin que ceux-ci puissent présenter le fonctionnement des auxiliaires aux agriculteurs. « Tout ne s’arrêtera pas à la fin du projet, précise Régis Wartelle. Il y aura un relai avec d’autres démarches. » Dès 2015, un programme centré sur l’intérêt des bandes fleuries et enherbées pour les auxiliaires et les pollinisateurs sera lancé. « Les projets se suivent et se complètent, ajoute Régis Wartelle. Certains des outils que nous avons conçus seront repris à l’avenir, c’est le but. » Un guide de sensibilisation, donnant quelques rudiments sur la reconnaissance des principaux groupes d’invertébrés, et un guide de terrain présentant différentes protocoles de suivis de l’entomofaune volante et rampante, ont été mis au point. Un site internet sera bientôt lancé, unebêtedansmonchamp.fr : il sera disponible en appli pour smartphone et viendra en appui pour les agriculteurs désireux d’identifier les insectes auxiliaires et ravageurs dans leurs parcelles. Des outils bienvenus, selon Laurent Lemetai, agriculteur en Basse-Normandie impliqué dans Auximore : « On nous propose un bon nombre d’OAD concernant les mauvaises herbes et les maladies des cultures, mais il y avait un manque concernant les insectes ravageurs, et encore plus concernant les auxiliaires. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *