Avril mise sur les protéines végétales pour l’alimentation humaine

Usine de transformation de colza pour l’alimentation humaine, développement de variétés protéinées, investissements et acquisitions… Avril investit dans les protéines végétales pour l’alimentation humaine.
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À l’occasion d’une conférence de presse organisée le 12 mai par l’Afja (Association française des journalistes agricoles) sur le sujet des alternatives végétales aux protéines, Paul-Joël Derian, directeur innovation et RSE chez Avril, a annoncé le démarrage de l’usine de production de protéines de colza du groupe, à Dieppe. « Une partie tournait déjà depuis le mois de février, mais l’usine fonctionne pleinement depuis cette semaine, a-t-il précisé. La commercialisation des premiers lots pilotes se fera à partir de septembre. »

Développer des variétés de colza à 30 % de protéines

Dans un premier temps, Avril triturera 80 000 t de colza par an pour produire des protéines végétales à destination de l’alimentation humaine mais aussi animale. Le colza, initialement utilisé pour le marché du feed, se développe de plus en plus pour les usages humains, ce qui nécessite un changement dans les variétés.

« Auparavant, l’objectif était d’augmenter la quantité d’huile. D’ailleurs, la rémunération des agriculteurs se faisait en fonction du poids d’huile indique Paul-Joël Derian. Aujourd’hui nous devons apprendre à valoriser la protéine. » Avril mène des expérimentations aux côtés de semenciers pour identifier des variétés de colza riches en protéines. « Nous avons trouvé des semences qui sont autour de 25 % de protéines, contre 19 % en temps normal, s’enthousiasme le directeur innovation d’Avril. Nous pensons que nous pourrions même monter à 30 % de protéines, tout en gardant la même teneur en huile. »

De nombreux investissements et acquisitions pour Avril

La diversification vers l’alimentation humaine est une stratégie importante pour Avril. « Pour 1 kg de bœuf produit, il faut 10 kg de protéines végétales, reconnaît Paul-Joël Derian. Il est évident que la planète ne peut pas fournir de la protéine animale à deux milliards d’habitants supplémentaires. Réorienter une partie des surfaces dédiées à l’alimentation animale, vers l’alimentation humaine, est la solution. »

Ces dernières années, Avril a investi dans des entreprises développant des alternatives végétales, telles que Cosucra (extraits de racines de chicorée et de graines de pois), Vegini (substituts de viande à base de protéines de pois), Solina (ingrédients culinaires protéiques)… L’acquisition imminente de Soufflet Alimentaire, et notamment de sa marque Vivien Paille, permettra à Avril d’agrandir son portefeuille et d’accélérer le développement de l’alimentation protéique végétale.

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