Bilan des moissons 2018 : la qualité prime sur la quantité

L’Association générale des producteurs de blé (AGPB) a présenté ses observations sur la moisson 2018 ce jeudi 26 juillet à Paris. Fait marquant de cette année 2018, la pluie est tombée à verse pendant l’hiver et le printemps. Les températures ont par ailleurs été particulièrement élevées, avançant les moissons d’une à trois semaines. Le bilan de la récolte reste hétérogène pour les céréales avec des terres drainantes moins affectées par les excès d’eau et présentant des rendements supérieurs aux terres profondes. En Occitanie et en région Paca, les rendements en blé tendre et en blé dur ont ainsi été sévèrement frappés par de trop fortes pluies.

35 Mt de blé tendre

La production de blé tendre pour l’ensemble de la France devrait avoisiner les 35 millions de tonnes contre 36,6 en 2017. Celle de blé dur a également chuté de 15 à 20% par rapport à 2016 avec une baisse à 1,4 million de tonnes contre 1,8 million de tonnes en 2017. Les rendements pour les orges d’hiver devraient s’élever à 67 q/ha, ce qui correspond à la moyenne des cinq dernières années. La récolte des orges de printemps est toujours en cours, mais l’AGPB s’attend à une moisson proche de la moyenne des cinq dernières années. Dans le reste de l’Europe, la moisson des céréales a aussi été difficile et qualifiée de « compliquée » pour l’Allemagne et de « très compliquée » pour la Pologne. La qualité des céréales françaises dépasse heureusement les attentes, ce qui compense des quantités un peu faibles. Selon l’AGPB, le taux de protéines moyen approche les 12% pour les blés tendres. Selon Christine Bar L’Helgouac’h, chef du service « Qualités et valorisation » chez Arvalis, les taux de protéines des orges d’hiver tournent autour de 10 à 11% avec une moisson avoisinant les 9 à 10 Mt. Au niveau des orges de printemps, les rendements devraient être bons à très bons selon les régions grâce à l’absence de stress hydrique. Pour le blé tendre, les rendements tournent autour de 70 à 73 quintaux par hectare avec un bon PS à 77 kg par hectolitre.

Des écarts énormes attendus maïs

L’AGPB constate par ailleurs que le changement climatique affecte d’année en année le travail des agriculteurs. « Les dates de moisson avancent d’environ un jour tous les quatre ans », explique ainsi François Jacques, agriculteur et secrétaire général d’Arvalis, qui souligne également les grandes variations météorologiques au sein d’une même année. Pour Philippe Pinta, le maïs devrait ainsi afficher des « écarts énormes » de rendements entre les parcelles irriguées et non-irriguées.

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