Biodiversité : l'agriculture pointée du doigt dans le risque d'extinction de certains éphémères

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime que 22 % des espèces d’éphémères sont menacées d’extinction en France. Et pointe du doigt le secteur agricole.

Connus pour la brièveté de leur vie, les petits insectes dits « éphémères » jouent un rôle crucial en permettant d’évaluer l’impact environnemental de l’agriculture. Ils passent en effet la majorité de leur vie dans des cours d’eau sous forme de larves, parfois pendant trois ans. Leurs vies prolongées en milieu aquatique en font les témoins-clés de la qualité des cours d’eau.

Irrigation et zones humides

Malheureusement, le constat de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) n’est pas positif. Sur 142 espèces d’éphémères, cinq font face à un risque extrêmement élevé, dix à un risque très élevé et 16 à un risque élevé d’extinction à l’état sauvage. Soit 22 % de toutes les espèces d’éphémères. Épaulée par l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), l’UICN fait porter une part de la responsabilité aux agriculteurs. Le drainage des terres cultivées, le pompage pour l’irrigation et la mise en culture des zones humides ont modifié la ressource en eau disponible pour ces insectes.

Autres coupables : les effluents agricoles issus de l’élevage intensif et le lessivage des sols. En faisant varier la composition chimique et la température des fleuves et rivières, ces pratiques raccourcissent, elles aussi, la vie des éphémères.

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