CEPP, taux de couverture des obligations de 30,6 % en 2021

Le dispositif des CEPP, les certificats d’économie de produits phytosanitaires, poursuit son déploiement. Le bilan des actions déclarées pour 2021, publié le 22 décembre 2022 par le ministère de l’Agriculture, révèle que le taux de couverture des obligations atteint 30,6 % sur cette année, avec 5,1 millions de certificats obtenus par 707 entreprises. Le biocontrôle et les variétés résistantes demeurent les actions les plus plébiscitées.
CEPP

Le ministère de l’Agriculture a publié, au Bulletin officiel du 22 décembre 2022, le bilan, pour 2021, de la mise en œuvre du dispositif de certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP). Au moment de la publication de ce bilan, 1 017 entreprises étaient engagées dans le dispositif, avec des obligations à respecter sur l’année 2021, pour un total de 16,6 millions d’obligations de certificats à atteindre en 2021 par la mise en place d’actions standardisées.

5,1 millions de CEPP obtenus par 707 entreprises

Pour 2021, sixième campagne de déclaration d’actions et deuxième avec des obligations, le taux de couverture atteint 30,6 % pour l’ensemble des obligés, contre 38,6 % l’année précédente. Cette baisse de couverture s’explique en partie par le fait que les obligations 2021 sont plus élevées que celles de 2020. Le nombre de CEPP obtenus en 2021 (5,1 millions) est en progression de 34 % par rapport à 2020 (3,8 millions).

En 2021, 707 entreprises, sur les 1017 obligées, ont réalisé des déclarations d’actions. 117 d’entre-elles ont atteint ou dépassé leurs obligations.

Le soufre toujours en tête

Fin 2021, 106 actions standardisées étaient disponibles, avec 2 222 références commerciales.

CEPP

Répartition du nombre de références par levier.

Sur les 106 actions disponibles, 89 ont été mobilisées : 61 % concernent le recours à des méthodes alternatives (équipements ou produits de biocontrôle par exemple), 27 % l’utilisation de variétés résistantes ou tolérantes aux maladies, 6 % la mise en œuvre de nouvelles pratiques agronomiques (association de cultures par exemple), 4 % l’abonnement à des outils d’aide à la décision, et enfin 2 % des actions permettant de réduire les quantités utilisées (équipements performants ou adjuvants par exemple). Cette répartition reste équivalente à celle de l’année précédente.

Cinq actions standardisées représentent près de 62 % du nombre total de CEPP obtenus en 2021, les quatre premières étant les mêmes qu’en 2021 :
– Lutter contre divers bioagresseurs au moyen d’un produit de biocontrôle à base de soufre (1 316 520 certificats obtenus) ;
– Réduire le nombre de traitements au moyen de variétés de blé tendre assez résistantes aux bioagresseurs et à la verse (594 526 certificats obtenus) ;
– Substituer des produits anti-limaces à base de métaldéhyde par des produits de biocontrôle molluscicides d’origine naturelle (509 245 certificats obtenus) ;
– Lutter contre le virus de la jaunisse du navet sur colza en choisissant une variété assez résistante (463 899 certificats obtenus) ;
– Réduire le nombre de traitements au moyen de variétés d’orge d’hiver assez résistantes aux bioagresseurs et à la verse (246 889 certificats obtenus).

Viennent ensuite les 10 actions suivantes :
– Éviter la germination des pommes de terre lors du stockage au moyen d’un antigerminatif de biocontrôle (227 104 certificats obtenus) ;
– Éviter un traitement insecticide contre les méligèthes en associant une variété de colza à floraison très précoce avec la variété principale (185 559 certificats obtenus) ;
– Lutter contre divers champignons pathogènes du feuillage au moyen d’un produit de biocontrôle (154 367 certificats obtenus) ;
– Accompagner le placement des traitements fongicides des céréales au moyen d’un outil d’aide à la décision de prévision et de conseil tracé à la parcelle (137 980 certificats obtenus) ;
– Lutter contre les maladies fongiques au moyen d’un stimulateur de défense des plantes (126 178 certificats obtenus) ;
– Lutter contre les tordeuses en vigne au moyen de diffuseurs de phéromones pour la confusion sexuelle (120 625 certificats obtenus) ;
– Améliorer l’efficience d’une solution de biocontrôle ou réduire la dose de produits phytopharmaceutiques au moyen d’un adjuvant (114 993 certificats obtenus) ;
– Lutter contre la pyrale du maïs au moyen de lâchers de trichogrammes (106 695 certificats obtenus) ;
– Lutter contre les lépidoptères ravageurs en vergers au moyen de diffuseurs de phéromones pour la confusion sexuelle (97 869 certificats obtenus) ;
– Lutter contre les insectes piqueurs au moyen d’un produit de biocontrôle à base d’huile minérale (91 627 certificats obtenus).

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