Changement climatique : coup de chaud sur les arbres fruitiers

L’arboriculture fruitière est particulièrement sensible aux changements climatiques. Tels est l’un des éléments qui ont été soulignés lors du colloque scientifique « l’arbre vulnérable mais durable » organisé le 28 mai à Paris par la SNHF, Société nationale d’horticulture de France.  » La vulnérabilité de certaines variétés et espèces fruitières est déjà inquiétante », a précisé Jean-Michel Legave, de l’Inra Montpellier. Réchauffement mais aussi gels inattendus, modification des précipitations avec davantage de sécheresse en été mais plus d’humidité en hiver ont, par exemple, été constatés dans les régions méridionales. Durant la décennie 2000, des pertes de production très importantes ont été enregistrées, en particulier pour le cerisier et l’abricotier très sensibles au moment de la floraison. Le problème est donc l’adaptation du verger à l’évolution du climat. La solution vise à changer la nature des plantations en choisissant des espèces adaptées mais cela prend du temps avant qu’un arbre fruitier planté se mette à produire. La sélection variétale n’a pas toujours su anticiper le changement climatique et a pris du retard en France par rapport à d’autres pays. Sans oublier les conséquences économiques du changement d’espèces fruitières dans les régions. Que deviendrait le tissu industriel d’Agen sans les pruneaux ou celui du Roussillon sans ses abricots ? Pour Jean-Michel Legave, un gros travail reste à faire au niveau de la recherche, des études d’impact, des systèmes de production.

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