Climat : nouveau rapport inquiétant du Giec, qui prévoit un dépassement prématuré des 1,5 °C

S’agissant de changement climatique, un différentiel de 0,5 °C n’est pas anodin. C’est le message passé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), dans un rapport rendu public ce 8 octobre. En clair, maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5 °C d’ici à 2100 est essentiel, et desserrer l’objectif à 2 °C impliquerait déjà d’importantes conséquences. Or, toujours selon les experts du Giec, la barre des 1,5 °C devrait être touchée beaucoup plus tôt que prévu : à partir des années 2030 dans le pire des scénarios, ou peu après 2050 dans le cas le plus favorable.

Capter du carbone atmosphérique grâce au végétal

Pour la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte, qui s’exprimait le 10 septembre lors d’un point presse présentant la future publication du document, « une majorité des trajectoires détaillées dans le rapport impliquent le dépassement de cet objectif. » Pour éviter un tel scénario, le rapport fait de la neutralité en émissions de CO2 au milieu du siècle une nécessité pour espérer conserver l’objectif le plus ambitieux possible. Avec une première étape : réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45 % d’ici à 2030 par rapport à 2010.
Dans tous les cas, un enjeu se fait crucial : il faudra réussir à soustraire du CO2 de l’atmosphère. Dans cette perspective, la contribution du végétal, qui capte du CO2 et le stocke dans les terres, est essentielle. Le rôle de l’agriculture devrait être plus spécifiquement abordé dans un autre rapport, dédié à la question des terres, dont la publication par le Giec est prévue pour août 2019.

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