Dans la moitié nord de la France, les blés ont soif

Des enrouleurs en action dans les parcelles de blé fin mai. L’image étonne et pourtant est bien réelle. En Vendée, comme dans d’autres départements situés au nord d’une ligne allant du Poitou-Charentes à la Champagne-Ardennes, les agriculteurs n’ont pas le choix. Les cultures ont soif. « A peine dix millimètres en deux mois, note un agriculteur du bocage vendéen. Sans compter que le vent dessèche tout ». Les statistiques du ministère de l’Agriculture indique pourtant qu’ « en mai, les précipitations ont été globalement proches de la normale saisonnière ». Mais ce relatif équilibre masque une grande hétérogénéité : un déficit sur la moitié Ouest du pays et dans le Nord, et un excédent sur la moitié Est. Dans les régions les moins arrosées, le rendement des blés semble déjà compromis : apports d’azote non valorisés, nombre d’épis réduit et entre nœuds courts. A.G.

En région Centre, c’est le colza qui préoccupe davantage. « Les difficultés d’implantation ont été suivies de froid en octobre puis au printemps, se souvient Jean-Michel Larcher, d’Axéréal. Résultat, les parcelles sont très hétérogènes. Cette hétérogénéité est accentuée par les différences de pluviométrie d’un secteur à l’autre. Depuis fin mars, le total des pluies va de 60 à 150 mm selon les parcelles ».

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