Dephy Expe tire le bilan de la première phase d’actions

Après six années d’expérimentation, le réseau Dephy Expe a officiellement lancé sa deuxième phase, pour la période 2018-2024.

Mené en parallèle du réseau Dephy Ferme, le volet expérimentation Dephy Expe a organisé son premier colloque national le 28 mai, à l’issue de sa première phase (2012-2018). « Les résultats sont encourageants, nous avons identifié de nombreux leviers. Nous sommes sur la bonne voie », expliquait Émeric Emonet, animateur Dephy Expe, lors de cette journée. Conduit parallèlement au réseau des fermes Dephy, ce volet vise à concevoir, tester et évaluer des systèmes de cultures permettant une réduction significative de l’utilisation des pesticides, et leur transposabilité. Menés entre 2012 et 2018, 41 projets ont ainsi été conçus avec l’objectif d’une réduction de l’IFT d’au moins 50 %.

De nombreux leviers à activer

Le biocontrôle et la lutte biologique font partie des leviers d’action présentés. Les associations de cultures, couplées à l’utilisation d’auxiliaires de cultures, sont au cœur de plusieurs projets. Tout comme la génétique et la sélection variétale, pour développer des variétés résistantes aux maladies. Si les résultats sont globalement au rendez-vous, le cas particulier des herbicides illustre les marches qu’il reste encore à gravir. Si les actions mises en place (couverts végétaux, plantes intercalaires, allongement des rotations, etc) ont fait les preuves de l’efficacité, celles-ci ne sont pas sans conséquence sur le rendement ou le temps de travail. « La réduction de l’IFT est possible, mais l’allongement des rotations engendre des difficultés. Il faut donc avoir une démarche progressive », préconise Patrice Cotinet, partenaire du projet SGC Bretagne, porté par la Chambre régionale d’agriculture de Bretagne.
Autant de défis que la seconde phase du projet, pour la période 2018-2024 aura à relever.
Cette nouvelle vague de projets doit en effet capitaliser les résultats acquis pour développer des systèmes « pour un usage des pesticides en ultime recours ».