Deuxième round pour la conférence environnementale

Les acteurs agricoles étaient sortis satisfaits de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre 2012, montrant l’agriculture comme un levier de la transition écologique. Un an après, le ministère de l’Ecologie organise la deuxième phase de concertation les 20 et 21 septembre. Elle abordera cinq nouveaux chantiers : l’économie circulaire ; les emplois de la transition écologique ; la politique de l’eau ; la biodiversité marine; l’éducation à l’environnement et au développement durable. Pour ce deuxième round de discussion, les débats sont surtout attendus autour de l’eau et de la transition énergétique. Didier Marteau, président de la Commission environnement à l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture, APCA, et Jean-Claude Bévillard, en charge du dossier agricole à France Nature Environnement, nous livrent leurs attentes.

  • Didier Marteau, président de la Commission environnement à l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture, APCA

« Nous allons demander une pause dans l’évolution des politiques et de la réglementation sur l’eau. Il faut arrêter la mise en place de nouvelles taxes. Nous devons d’abord réaliser un bilan sur les améliorations obtenues. Sur la transition énergétique, on voit un bon démarrage de la méthanisation. Le déchet ne restera pas un produit gratuit, puisque sa demande est exponentielle : c’est un nouvel élément pour les agriculteurs, en particulier pour les méthaniseurs. Nous allons être vigilants sur les demandes des collectivités pour l’intégration de leurs déchets (eau usée, poubelle,…) car nous devons avoir la garantie qu’ils ne contiennent pas de polluants. Par ailleurs, nous allons nous intéresser au débat sur l’économie circulaire, afin de valoriser les co et sous-produits de l’agriculture. Nous sommes également concernés sur le volet de l’éducation et de la communication parce que nous avons des messages à faire passer. »

  • Jean-Claude Bévillard, en charge du dossier agricole à France Nature Environnement

« Avec le contentieux européen sur les nitrates, on aborde la conférence dans un climat tendu. De plus, l’utilisation des pesticides n’a pas diminué. Nous n’avons pas progressé dans le conseil fourni aux agriculteurs : nous continuerons de demander la séparation entre la vente et le conseil. FNE souhaite par ailleurs que la redevance sur les pesticides soit désormais indexée sur le nombre de dose et non sur les volumes. Des éléments qui devraient également faire partie du projet de loi d’avenir agricole. Sur l’énergie, il faudra mettre sur la table toutes les idées d’incitations fiscales pour développer les énergies renouvelables et arriver à une consommation plus sobre. Nous restons favorables à l’utilisation des huiles brutes fabriquées à la ferme, même s’il est vrai que l’on y consacre une partie de la surface agricole. Enfin, sur la méthanisation, nous nous positionnerons contre la mise en place de cultures dédiées. »

close

Inscription à la newsletter Innovations

En validant ce formulaire, vous acceptez notre politique de confidentialité.

close

Inscription à la newsletter Innovations

En validant ce formulaire, vous acceptez notre politique de confidentialité.

close

Inscription à la newsletter Innovations

En validant ce formulaire, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Autres articles du fil

Terres Univia structure une démarche RSE

6 décembre 2022
L’interprofession Terres Univia, est en phase de structuration d'une démarche de Responsabilité sociétale des entreprises, RSE. « Nous sommes en train d’évaluer ce que nous faisons déjà en matière de durabilité et ce que nous sommes capable d’aller chercher. C’est un travail de...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *