Ecophyto Limousin : un focus sur la santé des applicateurs

Dans le cadre du plan Ecophyto en région Limousin, la fin d’année 2013 a été marquée par le lancement d’une enquête auprès des collectivités concernant leurs pratiques phytosanitaires. « Il en ressort que la quasi totalité des communes ayant répondu connaissent les risques encourus par l’utilisation des produits phytosanitaires et qu’elles souhaitent disposer de formations complémentaires notamment sur les techniques alternatives », explique Stéphanie Merlin, chef de projet Ecophyto. Les formations Certiphyto à destination des opérateurs des collectivités ont été lancées en octobre 2013. Au 31 décembre, 78 personnes avaient été certifiées, sur une population estimée à 2000. Un début « modeste », admet Stéphanie Merlin, mais qui devrait connaitre un nouvel élan : des conférences ont été organisées dans chacun des trois départements, rassemblant quelque 400 élus et agents pour évoquer réglementation, formation et perspectives. A ce jour, 20 % des communes sont engagées dans une charte de désherbage, tout comme les services du conseil général de Corrèze et l’ensemble des lycées du Limousin. Un colloque sur la sécurité des applicateurs Actualité plus récente : la tenue d’un colloque sur la santé des utilisateurs des produits phytosanitaires, le 23 janvier à l’hôtel de région de Limoges. Au programme : lien entre exposition et effets sur la santé, états des lieux des moyens de protection, et un point sur l’homologation des produits, par Emmanuelle Soubeyran, chef du service de la prévention des risques sanitaires au Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt. L’assistance comptait 160 personnes : agriculteurs, conseillers, membres d’organisations professionnelles, enseignants, médecins… Concernant les professionnels concernés par le Certiphyto (hors collectivité), 4681 agriculteurs ou ouvriers agricoles sont certifiés, soit 60 % de la population concernée. Les autres professionnels soumis à l’agrément distributeur ont obtenu leur certificat à 90 % (environ 1200 Certiphytos). Un BSV pomme de terre Une nouvelle filière est couverte par les bulletins de santé du végétal : « Pour la pomme de terre, nous diffusions les BSV des régions limitrophes, dont la situation n’était pas complètement en phase avec nos conditions de culture en Limousin.  Nous avons donc créée cette nouvelle édition », justifie Stéphanie Merlin. Le nombre de réseau Dephy est stabilisé à quatre, les démonstrations se succèdent : récemment, sur le thème du désherbage mécanique des céréales, et la maîtrise de la pulvérisation en arboriculture. « Anticiper la loi d’avenir agricole » «En Limousin, nous nous sommes appliqués à décliner nos fiches actions Ecophyto en essayant d’anticiper les orientations de la loi, indique Stéphanie Merlin. Manifestement, le plan Ecophyto a été largement pris en compte dans la conception de la loi d’avenir agricole. Celle-ci offre des perspectives intéressantes dans le cadre d’une réflexion sur la réduction de l’utilisation des phytosanitaires : une meilleure intégration de l’ensemble des filières, le biocontrôle, les groupements d’intérêts économiques et environnementaux…»

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *