Elevage : «la productivité reste un levier de performance environnementale »

Pour Olivier Lapierre, chercheur à la ferme expérimentale Inra de Grignon, dans les Yvelines, la productivité reste un levier de performance environnementale en élevage. « Il vaut mieux avoir un vache qui produit 10 000 litres de lait que deux avec une capacité de 5000 litres chacune, a-t-il expliqué à l’occasion des Terrenales qui se sont déroulées les 27 et 28 mai près d’Angers (voir notre précédente édition). Cela passe par la génétique, la nutrition ou encore la santé des animaux. Etre un bon éleveur est le premier point de la performance environnementale». Selon le chercheur il faut aller plus loin que le diagnostic Planet et prendre en compte la rotation des cultures et la valorisation des effluents d’élevage. Sur la ferme de Grignon, les équipes scientifiques ont réussi à réduire de 40 % la consommation en énergie fossile pour produire le lait et de 20 % les émissions de gaz à effet de serre. Elles planchent actuellement sur la méthanisation et la mise en place de miscanthus. L’ambition : devenir en 2012 une ferme à énergie positive. «L’agriculture a été épargnée de la taxe carbone, a rappelé Olivier Lapierre. Si elle ne l’avait pas été, une exploitation telle que celle où nous sommes pour les Terrenales devrait verser 40 000 euros par an. Il y a urgence à agir pour réduire l’empreinte carbone des élevages ».

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