Fondation pour la recherche sur la biodiversité : une chercheuse du Gnis récompensée sur les semences

Pour célébrer ses dix ans, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a récompensé, le 26 septembre, des scientifiques à travers le « Prix jeunes chercheurs ». Plusieurs catégories ont été définies, dont « biodiversité et agriculture ». Le Groupe interprofessionnel des semences et plants (Gnis), membre du comité d’orientation stratégique de la FRB, a choisi de primer le travail de l’une de ses chercheuses, Stéphanie Arnoux. Son objet ? La domestication de trois espèces de solanacées : aubergine, piment et tomate, avec un accent sur le lien entre espèces cultivées et espèces sauvages. En clair, comment puiser dans la diversité génétique de ces dernières pour relever les challenges d’une agriculture durable.

Objectif : limiter les pesticides et les engrais

« Il est nécessaire et indispensable de caractériser et sauvegarder la biodiversité des légumes sauvages et anciens en étudiant leur diversité génétique, témoigne Stéphanie Arnoux. C’est en eux que nous saurons trouver les éléments nécessaires à l’amélioration de nos légumes futurs. » Des légumes qui devront se développer, selon la chercheuse, « sans ajout excessif de pesticides et d’engrais. »
Parmi les autres chercheurs primés :

  • Biodiversité et espèces exotiques envahissantes : Sarah Bouchemousse, « Les espèces introduites : des acteurs majeurs des changements contemporains de la biodiversité »
  • Sauvegarde et conservation de la biodiversité : Fabien Claireau, « Les Impacts des autoroutes et restauration des continuités écologiques »
  • Recherche associant biodiversité et enjeux de développement dans les pays du Sud : Améline Vallet, « Analyse des arbitrages entre services écosystémiques accompagnant les transformations sociétales et économiques »