Glyphosate : Nicolas Hulot envisage des «exceptions»

Nicolas Hulot pourrait faire des concessions sur la question du glyphosate qu’il souhaite interdire dans les trois ans. «On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuve, a indiqué le ministre de la Transition écologique, dans un entretien accordé au Journal du dimanche le 24 février. Je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions. Mais si on arrive à se passer du glyphosate à 95%, on aura réussi.»

Doubler les surfaces en bio

Il souhaite doubler les surfaces en agriculture biologique en quatre ans et diminuer le prix des produits plus verts. « Dès lors que les agriculteurs utiliseront moins d’intrants et moins d’énergie, et qu’ils seront mieux rémunérés, les coûts vont baisser. Donc les prix aussi », argumente-t-il.
Quant au Mercosur, Nicolas Hulot estime qu’en l’état, le texte est trop préjudiciable pour les agriculteurs.
Le ministre ne devrait pas se rendre au Salon de l’agriculture, préférant le dialogue, « loin des regards et des caméras ». Ses deux secrétaires d’État Sébastien Lecornu et Brune Poirson doivent en revanche faire le déplacement.
En réaction à cette interview, l’Union des industries de la protection des plantes, estime que le ministre propose « un doux rêve ». «En lieu et place de quelques déclarations médiatiques loin des réalités, venez au Salon international de l’agriculture vous confronter aux réalités pour qu’ensemble nous trouvions des réponses adaptées », propose l’UIPP.