Acides aminés et fertilisation des plantes

Fertinagro - Vendredi 9 septembre 2022

Les acides α-aminés sont les molécules organiques constituant les protéines. Ils comprennent 2 groupes fonctionnels (un groupe carboxylique -COOH, et un groupe amine -NH2) ainsi qu’une chaîne latérale R qui identifie l’acide α-aminé

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Il existe plusieurs centaines d’acides aminés mais seuls 22 sont essentiels. Leur assemblage, dicté par le code génétique, aboutit à la formation des protéines, dont les propriétés sont déterminées par le nombre et l’ordre de succession des acides aminés. Ainsi ces « briques élémentaires » interviennent dans l’ensembles des processus biologiques des plantes et l’absence de l’un d’entre eux peut devenir facteur limitant pour la synthèse des autres.

La plante synthétise ses acides aminés à partir de composés précurseurs, tel que l’azote, qu’elle puise dans le sol. Ces mécanismes de biosynthèses sont très consommateurs en énergie. Ainsi par exemple, la plante consommera 21 moles d’ATP pour fabriquer 1 mole d’aspartate, ou encore 30 moles d’ATP pour 1 mole de glutamate. C’est autant d’énergie que la plante n’orientera pas vers d’autres processus énergivores tout aussi important.

acides amines
photosynthese

Si tous les acides aminés sont importants pour la plante, on peut néanmoins remarquer le rôle notable de certain d’entre eux :

  • Proline : renforce les parois cellulaires (gestion de l’eau, résistance aux stress climatiques)
  • Glycine : intervient dans la formation des tissus végétaux et dans la synthèse de la chlorophylle
  • Lysine et arginine : stimulent la photosynthèse et retardent le phénomène de sénescence
  • Arginine et glycine : stimulent la croissance racinaire
  • Glutamate et aspartate : sont à l’origine par transamination de nombreux autres acides aminés
  • Tyrosine : précurseur d’autres acides aminés
  • Valine : équilibre hydrique et anti-stress

Les acides aminés sont donc des composants essentiels aux plantes, tant d’un point de vue structurel que fonctionnel. Introduire des acides aminés dans les stratégies de fertilisation des cultures, c’est leur apporter un gain énergétique qu’elles pourront redéployer sur d’autres fonctions liées à leur croissance, leur reproduction, leur défense. Encore faut il que les acides aminés soient fonctionnels et que les apports coïncident avec des périodes de besoin.

En effet, les acides aminés sont des molécules chirales, c’est-à-dire qu’elles peuvent exister sous 2 conformations spatiales non superposables, 2 isomères L (Lévogyre) et D (Dextrogyre).

isomeres ; acides amines

Tous les acides aminés naturels utilisables par les plantes et que l’on trouve dans les protéines sont sous forme L. Apporter des acides aminés sous forme D (acides aminés de synthèse en général) est donc inutile. Ils ne seront ni reconnus ni incorporés dans les synthèses protéiques.

Quant aux périodes d’apport, les moments les plus pertinents correspondent aux phases de croissances actives, aux stades de formation et de développement des fruits, aux périodes de stress abiotiques durant lesquels la culture doit diriger une grande part de sa production énergétique vers ses mécanismes de défense.

La société FERTINAGRO développe une gamme de biostimulant à base d’L-acides aminés libres, la gamme AMINOVITAL (AMM 1170605), utilisable en pulvérisation foliaire ou au sol. La réponse à un apport d’AMINOVITAL sera rapide et les effets sont multiples : nutritionnel, anti-stress, dynamisant (énergie), stimulant le développement. Les solutions AMINOVITAL permettent ainsi de positionner des acides aminés sur l’ensemble des cultures, dans un objectif d’implantation, de croissance, de récupération suite à un stress, de rendement, et aussi bien en conduite conventionnelle que biologique.