Baisse de l’IFT fongicide en pommes de terre et maintien des rendements grâce aux adjuvants

De Sangosse - Jeudi 1er juillet

Le mildiou est redoutable en culture de pommes de terre. Une impasse ou une baisse d’efficacité dans un programme fongicide conduisent à d’importantes pertes de rendement. Pour diminuer les IFT, répondre aux cahiers des charges des transformateurs et à celui de la certification Haute valeur environnementale, les adjuvants apportent une solution efficace.

main tenant des pommes de terre

Le gel du mois d’avril a ralenti le cycle de développement du mildiou sur les cultures de pommes de terre. Néanmoins, avec l’irrigation et un milieu humide qui se maintient sur les buttes, la maladie peut exploser rapidement. La cadence des traitements fongicides doit être maintenue, car pour produire des tubercules, il faut des feuilles saines. 

Face à cet enjeu sanitaire, comment obtenir la certification Haute valeur environnementale ? Les cahiers des charges des industriels demandent de plus en plus ce niveau d’engagement pour les planteurs. La certification HVE apporte un bonus jusqu’à 10 euros la tonne. À titre d’exemple, l’IFT fongicide est en moyenne de 15 dans la région nord. Pour être HVE, il doit se situer 20 % en dessous de cette moyenne régionale. « Ce point d’IFT peut sembler facile à gagner, mais dans les faits, aucune impasse n’est permise pour ne pas compromettre le rendement face à cette maladie redoutable, explique Frédéric Pagès, chef marché adjuvants chez De Sangosse.

Les fongicides systémiques protègent les feuilles néoformées entre deux interventions mais pas les produits pénétrants et les produits de contact. Une des solutions pour réduire les doses de ces produits, sans perte d’efficacité, est d’utiliser des adjuvants dans les programmes. « Un adjuvant comme LE 846 augmente de 40% la quantité de fongicide retenu sur la végétation grâce à la thixotropie, une propriété physique qui rend les gouttelettes de pulvérisation visqueuses et extrêmement collantes à l’impact, ajoute Frédéric Pagès. L’adjuvant étale mieux la goutte sur la feuille et améliore la pénétration des fongicides pénétrants et systémiques. Il en résulte ainsi la possibilité de réduire la dose de certains fongicides de 25% sans perte d’efficacité. »
Ainsi, avec une réduction de l‘IFT d’1 point (en 4 passages) par rapport à la moyenne régionale, le programme fongicide est éligible à la stratégie phytosanitaire de la certification HVE.

Résultats

Arvalis – Institut du végétal a testé l’adjuvant Le 846 à 1% en mélange avec un fongicide anti-mildiou, appliqué aux trois-quarts de sa dose. Composé de mandipropamid, le fongicide a un effet antisporulant, pénétrant et translaminaire. Le 846 améliore l’étalement de la bouillie et accroît sa rétention sur la feuille. Le volume est de 150 l/ha. Cette association a permis de réduire l’IFT de 25 % sans perte d’efficacité.

REF 54 0,45 L + LE 846 1 %

feuilage pomme de terre avec utilisation adjuvant

REF 54 0,6 L

feuillage pomme de terre