Bien identifier les pucerons responsables de la JNO

Syngenta - Jeudi 18 novembre 2021

Les piqûres des pucerons peuvent provoquer des pertes de pieds dans les parcelles de céréales. Mais ce n’est rien à côté des dégâts provoqués par les espèces vectrices de la Jaunisse nanisante de l’orge (JNO), Rhopalosiphum padi et Sitobion avenae. Savoir les identifier et être réactif sont des prérequis pour préserver le rendement des céréales.

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Le virus de la Jaunisse nanisante de l’orge, ou JNO, réduit la taille et la biomasse des orges d’hiver. Plus généralement sur les céréales, il provoque la régression des talles pendant la montaison. Les dégâts peuvent être considérables, réduisant de moitié la récolte des blés ou anéantissant l’intégralité de celle des orges. Le virus est transmis par les pucerons à l’automne.

Plusieurs espèces en France

Différentes espèces peuvent potentiellement transmettre la JNO. En France, plusieurs espèces sont particulièrement responsables de la contamination des parcelles de céréales : le Rhopalosiphum padi (R padi), le Metopolophium dirhodum et le Sitobion avenae

Plusieurs espèces de pucerons véhiculent le virus de la Jaunisse nanisante de l’orge.

Entre deux et trois millimètres, une cuticule dans des tons vert

Le R padi mesure environ deux millimètres, avec une couleur oscillant entre le vert olive et le brun. Le Sitobion avenae est à peine plus grand, jusqu’à 3 millimètres, avec des cornicules noires, plus longues que R padi, et une couleur variant entre le vert-jaune et le marron foncé. Avec une seule génération sexuée et douze multiplications asexuées, pour le R padi, les pucerons peuvent rapidement pulluler dans la parcelle.

Surveillance automnale et réactivité

Pour suivre l’évolution des populations, l’observation se déroule dès le début de l’automne, en milieu de journée, quand il fait beau. Appréciant le soleil, les pucerons sont visibles sur la plante. En fin de journée, les insectes descendent au pied de la plante pour s’abriter, sur ou sous les feuilles, ainsi que dans le cornet. Le seuil critique pour la plante se situe après dix jours consécutifs de présence du ravageur. Au niveau de la parcelle, au-dessus de 10 % de plantes porteuses, le risque est avéré.

Le puceron aime le soleil… et résiste au froid !

Non, le puceron ne meurt pas avec le froid, contrairement aux idées reçues. Certaines espèces, dont Rhopalosiphum padi, survivent jusqu’à des températures négatives. Celui-ci en particulier vole à partir de 10 °C, se multiplie dès 5 °C et résiste jusqu’à -8 °C. Avec une température de -20 °C, il survit 4 heures.

Retrouvez toutes les informations utiles et les conseils de l’expert André Fougeroux, Président de la commission ravageurs de Végéphyl, dans l’émission spéciale pucerons