Comprendre la résistance aux herbicides pour mieux agir 

Nufarm - Mardi 23 mars

Partenaire des filières agricoles pour la protection de leurs cultures, Nufarm s’engage à proposer des solutions de désherbages efficaces et durables. La gestion des résistances pour Nufarm est une thématique de travail essentielle qui traduit de façon concrète notre slogan Grow a better tomorrow. 

L’origine du phénomène de résistance aux herbicides 

Le phénomène de résistance est naturel : il y a dans toutes les populations de mauvaises herbes des individus plus ou moins sensibles à un herbicide. Si les individus très peu sensibles sont extrêmement rares initialement, l’utilisation répétée d’un même herbicide tend à les sélectionner et à augmenter leur fréquence. De plus, lors de fortes infestations, la probabilité de voir apparaître ces individus résistants dans les parcelles augmente.  
Si la majorité des cas concernent les herbicides de la classe des inhibiteurs de l’ALS, c’est dans un premier temps parce qu’il s’agit de la famille la plus utilisée. On observe également un développement de la résistance aux inhibiteurs de l’acétyl CoA carboxylase “ACCase” (dont les ‘fops’ et “Dimes”). 

Les phénomènes en jeu 

Les mécanismes en jeu sont de deux types 
  • Résistance liée à la cible -> Modification de la cible de l’herbicide 
    Liée à une mutation du gène de la cible de la plante 
  • Résistance non liée à la cible -> Tout autre mécanisme :  
    • Métabolisation ou détoxification, le principal phénomène 
    • Des phénomènes de stockage, de combinaison de molécules rendant l’herbicide inactif 
    • D’autres phénomènes complexes, non lié à un seul gène 

A l’arrivée pour l’agriculteur le résultat est le même, il est confronté à un échec de désherbage. 

Avec quelle dicotylédone observe-t-on le plus de résistance ? 

Une attention toute particulière doit être apportée aux coquelicots du fait de : 
  • La fréquence importante de cette adventice et notamment en terre légère. 
  • Le coquelicot lève de manière échelonnée en très grand nombre, 
  • Cette adventice est présente sur tout le territoire dans les cultures d’hiver (céréales à paille et colzas) mais aussi parfois dans les orges de printemps de manière abondante. 
  • La nuisibilité de cette adventice (baisse de rendement importante) n’est plus à démontrer. Une seule capsule de coquelicots produit des centaines de graines ;
  • Ces graines sont très persistantes dans le sol, peu sensibles au travail du sol, même enfouies en profondeur pendant plus de 10 ans, certaines d’entre elles auront encore une faculté germinative après qu’un simple labour les ai remontées en surface. 
  • L’expansion de la résistance aux inhibiteurs de l’acétolactate synthase (ALS, groupe HRAC B) ou sulfonylurée sur tout le territoire est un fait chaque année. Aujourd’hui peu de départements sont épargnés. 
carte france presence coquelicot

Quelles sont les bonnes pratiques pour éviter les résistances ? 

Afin de limiter les risques d’apparition et de multiplication de ces phénomènes, il convient de :  
  • Diversifier les rotations pour casser les cycles des adventices 
  • Selon le type d’adventices, le levier des pratiques culturales (faux semis, labour, …) peut s’avérer efficace pour limiter le stock de semences 
  • Diversifier les pratiques de désherbage chimique en alternant et diversifiant les modes d’action 
  • Obtenir des efficacités optimales avec le désherbage chimique pour limiter les infestations 

L’alternance des modes d’action est un levier accessible et efficace. Nufarm dispose d’une gamme de solutions herbicides avec des modes d’action différents, notamment les solutions du groupe O , considéré (par l’HRAC) comme à risque modéré pour l’apparition de résistance. 

modes d'action herbicides

La gamme Nufarm et son spectre d’efficacité sur coquelicots :

spectre d'action herbicide sur coquelicots
mentions legales phytosanitaires