Gagner des points HVE, grâce au biocontrôle

De Sangosse - Mercredi 3 février

Comment gagner des points HVE sur la partie « stratégie phytosanitaire » sans fragiliser le résultat technico-économique du vignoble ? Réduire l’Indice de fréquence de traitement est souvent le premier réflexe des professionnels. A titre d’exemple, cinq points sont attribués si l’agriculteur baisse son IFT de 50 %, un objectif atteignable notamment en utilisant les solutions de biocontrôle. Le point en vigne avec Johanna Sigel, chef marché De Sangosse.

La certification Haute valeur environnementale repose sur des objectifs de résultats relatifs à quatre modules : la biodiversité, la stratégie phytosanitaire, la gestion de la fertilisation et de l’irrigation. Chaque bloc s’articule autour de plusieurs indicateurs évalués en vue d’établir une note globale. Elle doit être supérieure à dix pour chacun des thèmes.

Les solutions de biocontrôle forment l’un des leviers identifiés pour obtenir des points sur le volet phytosanitaires. Par exemple, 3 points sont attribués si 75 % de la SAU est protégée grâce aux méthodes alternatives dont le biocontrôle. Et, si l’indice de fréquence de traitement est inférieur à 50 % de la référence régionale, cinq autres points s’ajoutent au bilan. Là encore, le biocontrôle est un levier efficace pour diminuer les usages de produits de protection conventionnels.

Le biocontrôle largement utilisé en vigne pour réduire l’IFT

La certification HVE concerne au 1er juillet 2020, 8218 exploitations françaises. Avec 6699 exploitations certifiées, la viticulture reste de loin la filière la plus représentée devant l’arboriculture (644), les grandes cultures (411) ou le maraîchage (340)

Pour Johanna Sigel, chef marché vigne chez de Sangosse ; le secteur viticole est très en avance dans la certification HVE car, en 2021, « la certification HVE n’est plus seulement la garantie de pratiques respectueuses de l’environnement pour les exploitations viticoles mais elle devient un passeport indispensable pour la commercialisation du vin. Elle est malheureusement encore peu connue du grand public ».

La gamme biocontrôle de De Sangosse couvre les principales maladies pour réduire l’IFT

De Sangosse est présent en vigne avec une offre biocontrôle large sur l’ensemble des bioagresseurs. 

Dans le cadre de la lutte contre le mildiou, le produit LBG-01F34 est inscrit sur la liste officielle des produits de biocontrôle avec un IFT conventionnel égal à 0. C’est un produit systémique composé de 755 g/l de phosphonates de potassium qui s’utilise en association avec d’autres partenaires, à différents stades de la protection, jusqu’à cinq applications par hectare et par an.  « Depuis sa mise en marché en 2010, LBG-01F34 a été travaillé, validé et éprouvé avec différents partenaires y compris à dose modulée, complète Johanna Sigel, marché vigne de Sangosse. Il peut être utilisé jusqu’à cinq fois par hectare et par an. »

Quant au pack LB-L composé de phosphonates de potassium, de dérivés de saccharose et de cuivre, il permet une lutte fongicide contre mildiou combinée à une action de stimulation des défenses naturelles de la plante. Un moyen de diminuer ensuite l’usage des produits conventionnels.

Pour contrôler efficacement l’oïdium et le botrytis à la fermeture de la grappe, De Sangosse propose Armicarb. Lui aussi permet de diminuer l’IFT fongicides. Il s’applique en préventif mais aussi en effet stop en raison de son effet asséchant. Armicarb s’utilise en association avec le soufre. Les essais menés dans Alt’Fongi conduit par la Chambre d’agriculture de Gironde, mais aussi ceux réalisés dans le cadre du Resaqvitibio/projet Biobot, mené par l’IVF, la Chambre d’agriculture de la Gironde et l’Inra de Bordeaux ont mis en évidence une efficacité régulière de l’Armicarb.