Horsch Leeb System application : réflexion sur les solutions de bio-contrôles

Le remplacement des pesticides synthétiques par des alternatives biologiques peut être une étape importante dans la transition vers la santé des sols. Horsch Leeb Application systems étudie de près les solutions de biocontrole et ce que ces dernières induisent pour le choix du matériel de pulvérisation.

« Il y a de nombreux points encore obscurs et des lacunes à combler pour parvenir à une lutte antiparasitaire fiable avec des alternatives biologiques, mais il est clair que le potentiel existe et que l’innovation dans ce domaine va dans la bonne direction. » déclare Joel Williams, conseiller en agro-écologie qui ajoute «  Avec la résistance aux pesticides et les retraits de produits, l’adoption généralisée de ces alternatives pourrait se produire plus tôt que nous ne le pensons. Une phase de transition et de substitution peut contribuer à ouvrir la voie à la reconception des systèmes de production dans des cadres régénératifs et agroécologiques.»
De ce fait, il est devenu important pour Horsch de vérifier la compatibilité des pulvérisateurs Leeb avec ces procédés novateurs. « Les complications dans ce type de traitement à base de micro organismes sont multiples. La pression, les accélérations rapides du flux peuvent endommager ces organismes, voire les tuer. Il faut privilégier les pompes centrifuges et avoir une vitesse de rotation faible pour les maintenir en vie » détaille Matthieu Noroy, responsable produits pulvérisation chez Horsch.
Les bouillies en biocontrôle  sont aussi plus difficiles à nettoyer. Il est préférable, par exemple, de miser sur une cuve en inox pour limiter l’adhérence des micro-organismes et permettre un nettoyage complet et régulier avec le système CCS.
Matthieu Noroy explique  : « Les micro organismes agissent par contact, il faut donc choisir de préférence une pulvérisation avec des buses tous les 25cm pour s’approcher au maximum de la cible et limiter la dérive. En mixant le type de buses, la couverture peut être améliorée. »
Et même si les solutions de biocontrôle n’en sont qu’à leurs débuts, il faut rester prudent quant à leur utilisation. « Nous suivons de près les études scientifiques publiées à ce sujet car elles sont passionnantes et résolument à la recherche de solutions innovantes. » conclut Matthieu Noroy.