Le biocontrôle et les adjuvants pour baisser les IFT

De Sangosse - Mardi 23 février

Employé seul, le biocontrôle n’entre pas dans la comptabilité des IFT, associé avec un produit phytosanitaire conventionnel, il permet de réduire la dose de ce dernier. Quant aux adjuvants, en améliorant la pénétration des produits, ils optimisent leur efficacité et offrent la possibilité d’ajuster la dose en conséquence. Explications avec trois solutions de De Sangosse : l’adjuvant LE 846, l’antilimaces IronMax Pro ainsi que le fongicide de biocontrôle Echiquier.

Réduire les IFT afin de répondre aux exigences de la certification haute valeur environnementale HVE dans le cadre de sa stratégie phytosanitaire, c’est possible grâce aux adjuvants et aux solutions de biocontrôle. De Sangosse propose sur toutes cultures des solutions qui non seulement ont fait leur preuve mais disposent en plus de fiches CEPP. Au total, ce sont 46 spécialités commercialisées par l’entreprise qui bénéficient de CEPP réparties dans 13 fiches action.

Trois adjuvants pour réduire les doses fongicides de 25 à 50 %

Ajouté à un fongicide céréale en T1 au stade 2 nœuds, l’adjuvant LE 846®/Oliofix® permet de réduire jusqu’ à moins 50 % la dose pratique. Cette baisse peut aller jusqu’à moins 34 % dans le cadre d’un emploi en T2 pour contrôler la septoriose au stade dernière feuille étalée. 

En vigne, la baisse de dose est de moins 25% pour les fongicides anti-mildiou et anti-oïdium. Côté mode emploi, il est recommandé dans un ratio de 1 % du volume de bouillie. La performance des programmes est maintenue avec un moindre impact sur l’environnement. Néanmoins, la baisse de la dose ne peut être appliquée dans tous les cas de figure. « Face à la rouille, la fusariose, l’helminthosporiose sur orge, les usages sur légumes industriels et le botrytis en vigne, nous ne la préconisons pas, précise Frédéric Pagès. Le niveau d’efficacité des fongicides se révèle insuffisant. Par contre, l’ajout de l’adjuvant va permettre d’améliorer le niveau de performance. »

Deux autres adjuvants de De Sangosse homologués sur l’ensemble des cultures permettent aussi de réduire les IFT. Ils génèrent comme LE 846 un certificat d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP). Ainsi, STICMAN a été le premier reconnu en 2017. Depuis début 2021, LE 846/ OLIOFIX ainsi que Li 700 STAR /LIBERATE/GONDOR sont concernés avec un effet rétroactif sur les utilisations 2020.

Échiquier, le fongicide biocontrôle pour réduire la dose du fongicide partenaire

L’arrivée en 2021 sur le marché des céréales, du fongicide de biocontrôle Echiquier®, sans classement écotoxicologue, qui ne laisse pas de résidus tout en bloquant le développement du mycélium est une vraie innovation. Ce biocontrôle est un moyen supplémentaire de réduire l’IFT fongicide. Selon la pression maladies, la dose du fongicide partenaire associé, en l’occurrence une triazole, pourra être ajustée.  Ainsi, sur une protection épi, Échiquier® permet de baisser jusque 30 % l’IFT. Les partenaires courants sont des spécialités à base de triazoles seules ou contenant des associations triazoles + strobilurines.

Anti-limaces, biocontrôle et épandeur Spando pour économiser les doses d’appâts

Autre exemple, pour réduire l’IFT cette fois-ci dans le cadre de la stratégie antilimaces : utiliser l’appât biocontrôle IronMax Pro en solo et l’épandeur Spando. Composé de phosphate ferrique IPMax, IronMax Pro ramène tout simplement l’IFT à zéro. Si le choix se porte sur l’antilimace Metarex Duo, associant biocontrôle (phosphate ferrique IPMax) et conventionnel (méthaldéhyde), la synergie créée par l’association des deux matières actives permet de réduire de 4 à 7 fois la quantité de métaldéhyde à l’hectare.  L’application avec l’épandeur Spando qui bénéficie d’une fiche action CEPP, apporte en plus une économie d’IFT de 30 % (0,3 IFT) par rapport à un épandeur électrique du marché. En jeu : une répartition homogène des granulés sur toute la surface et la préservation de leur intégrité.

mentions legales phytosanitaires