La Bretagne lance l’AEP, Agriculture Ecologiquement Performante

Présentée le 10 septembre à l’occasion du Space, le salon de l’élevage qui s’est tenu à Rennes, la démarche AEP, ou agriculture écologiquement performante, a été validée par le Conseil régional de Bretagne. Fin 2013, elle se concrétisera par un premier appel à projets pour soutenir des groupes de 5 à 15 agriculteurs volontaires et issus d’un même territoire, dans un rayon de 15 km maximum, afin qu’ils mènent des expérimentations relevant de l’AEP (voir encadré). Le financement ira surtout pour l’animation du groupe. « Notre but est d’aider les exploitants à partager leurs idées et faire le lien avec d’autres structures comme la recherche, explique Michel Morin, vice-président du Conseil régional. Il ne s’agit pas de remplacer les structures de conseil. » Un comité AEP sera mis en place en 2014 et englobera des groupes d’agriculteurs et des acteurs de la formation initiale. « Notre objectif est aussi de décloisonner les réseaux, comme les agriculteurs bio et les conventionnels, et de favoriser le partage de connaissances », poursuit Michel Morin. 5 millions d’euros La Région devrait constituer une dizaine de groupes pour démarrer, qui pourrait monter à terme à une cinquantaine. Un contrat de trois ans, établi avec la Région, permettra à chaque réseau de définir ses objectifs et de bénéficier d’un appui financier pour mener ses expérimentations et réaliser les investissements nécessaires. Une aide à la prise de risque individuelle sera également accordée à chacun des exploitants mobilisés. Ils pourront, par ailleurs, faire appel au soutien scientifique des structures de recherche et au partenariat des lycées agricoles. Le budget alloué est de 5 millions d’euros sur trois ans, dont 500 000 euros sur 2013.

  • L’AEP en cinq points

– Intensifier les processus écologiques et réduire les intrants pour produire en quantité tout en limitant l’impact environnemental. – Tenir compte des relations entre les composantes (sol, eau, animal…) et les échelles d’action (parcelle, exploitation, paysage agraire), suivant une approche systémique. – Tendre vers l’autonomie économique : créer de la valeur, élargir ses débouchés, améliorer l’efficacité économique et donc contribuer à sécuriser le revenu. – Rechercher une plus-value sociale par une plus grande cohésion entre agriculteurs, des revenus garantis, une autonomie décisionnelle et de gestion. – Se placer dans une démarche d’amélioration continue pour une meilleure efficacité productive des sols.

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