La luzerne, une réponse pour limiter les GES en élevage bovin

« La luzerne doit faire l’objet d’un débat stratégique », a indiqué Éric Guillemot, directeur de Coop de France Déshydratation, lors de la conférence sur les émissions de GES en élevage bovin organisée au Space le 16 septembre par Coop de France Déshydratation. Des expérimentations à la ferme de Grignon (78) ont montré que l’introduction de la luzerne dans la ration des vaches laitières permettait de réduire de manière significative les émissions de de gaz à effet de serre (GES) par les animaux. De plus, les performances laitières sont améliorées, ainsi que la santé et la longévité des animaux. La luzerne étant une légumineuse, la fertilisation azotée est de plus limitée. L’enjeu est important : l’élevage bovin français représente près de 12 % des émissions GES nationaux, selon l’Institut de l’élevage. Des techniques existent pour les diminuer. Si environ un quart des émissions de GES sont compensées par le stockage du carbone par les systèmes pastoraux et les haies, il est nécessaire cependant de trouver des solutions pour les diminuer. « Si l’attractivité financière de la luzerne est beaucoup plus faible aujourd’hui que le grain, elle connaît depuis deux ans un regain d’intérêt », ajoute Éric Guillemot. Les techniques de production et de récoltes ont fait de gros progrès, de même que la déshydratation, grosse consommatrice d’énergie, et font l’objet d’importantes recherches.

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