La propagation de la peste porcine en Belgique inquiète les agriculteurs français

Le 13 septembre, la Belgique a confirmé des cas de peste porcine africaine sur sangliers en Belgique, près de la frontière française. Le 25 septembre, la plateforme d’épidémiosurveillance santé animale (Esa) a annoncé que le virus était détecté sur 14 des 30 sangliers prélevés en Belgique dans la zone infectée. Une situation qui inquiète la FNSEA, la Fédération nationale porcine (FNP) et la Fédération nationale des chasseurs (FNC).
Dans un communiqué commun du 27 septembre 2018, les trois structurent indiquent : « Si la peste porcine africaine ne présente aucun risque pour la santé humaine, nous nous alarmons sur les conséquences économiques dramatiques qu’aurait l’arrivée de cette maladie sur notre territoire pour le secteur porcin français. »
FNSEA, FNP et FNC réclament un renforcement des mesures dans la zone d’observation mise en place dans les Ardennes, la Meuse, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle :

  • Sécurisation de la zone par la mise en place de clôtures électriques afin d’empêcher la sortie de sangliers susceptibles de propager le virus ;
  • Protection par les mêmes moyens de tous les élevages de la zone ;
  • Dépeuplement préventif de tous les petits détenteurs non professionnels situés sur la zone ;
  • Installation de dispositifs interdisant strictement toute circulation en forêt à des fins professionnelles ou de loisirs ;
  • Coordination étroite entre la France, la Belgique et le Luxembourg pour procéder à la destruction de tous les sangliers sur la zone sans disperser les animaux de façon incontrôlée.

Stéphane Travert a demandé aux préfets des quatre départements de mettre en place le plan d’action renforcé spécifique à cette maladie (zonage, restriction de la chasse, surveillance renforcée des élevages), sous la coordination de la direction générale de l’alimentation (DGAL).