La réussite de Natura 2000 tient au rôle des animateurs

Fabienne Hallag D’Huisme et Christian Barthod, du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD),  ont rendu leur rapport sur l’analyse du dispositif Natura 2000 en France au ministère de l’Agriculture, qui l’a publié le 18 février. La France a fait le choix de privilégier une approche contractuelle pour associer l’ensemble des partenaires locaux. Cette forte délégation aux acteurs de terrain a permis d’adapter les plans d’actions à chaque territoire. Les animateurs font  donc partie des éléments clés pour la réussite des stratégies Natura 2000, estiment les auteurs du rapport. La mise en place d’outils de suivi de l’évolution des actions et des résultats, et l’allocation d’un budget significatif pour l’animation, apparaissent cruciaux pour entretenir la motivation. Faible implication du ministère de l’Ecologie Cette animation doit également trouver un relais auprès des services déconcentrés de l’Etat, avec un référent sur les thèmes de la biodiversité. Or, cette mission semble encore trop fragile dans ces organisations. D’une manière générale, Natura 2000 n’est pas assez pris en compte dans les politiques publiques et notamment dans celles du ministère de l’Environnement. Les crédits de celui-ci ne représentent que 16 % du total, l’essentiel venant de fonds européens (Life, Feder, Feader) et du ministère de l’Agriculture. Les auteurs préconisent de mettre en place une gouvernance à la fois nationale, via le Comité national de la biodiversité, et intergouvernementale avec les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement.

Les auteurs recommandent de communiquer auprès du grand public sur les success story de Natura 2000. Enfin, ils espèrent que la création de la future Agence française de la biodiversité pourrait améliorer le dispositif.
Le réseau Natura 2000 concerne 12,6 % de la surface française.

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