La Tricherie, en phase avec les attentes des consommateurs

« Aujourd’hui, le seul donneur d’ordre, c’est le consommateur, introduisait Alain Bergeon, le président de la Tricherie (86), lors de l’assemblée générale de sa coopérative le 6 décembre. Aussi, nous mettons tout en place pour répondre à ses attentes. » Une enquête, menée par l’agence Abaque et présentée lors de cette journée, a montré que, parmi les critères d’achat d’un pain, « l’origine France » arrivait en premier ; suivie du goût ; de l’impact environnemental à égalité avec une rémunération équitable des agriculteurs ; de la présence d’un label de qualité et en tout dernier critère, le prix.
Autant de pistes d’évolution que la Tricherie suit déjà. Première coopérative agricole en grandes cultures à décrocher le niveau 3 de la certification environnementale, en juin 2018, la Tricherie a également obtenu la certification Iso 26 000 en octobre 2018 : un encrage durable dans l’éco-responsabilité. Autre dynamique engagée par la coop : doubler les ristournes sur les produits de biocontrôle et adjuvants : 8 %, contre 4 % pour les phytos. « 75 % des volumes collectés sont destinés à des filières bien identifiées pour une juste et meilleure rémunération de nos adhérents, précise Benjamin Bichon, l’un des trois co-directeurs. En 2017, même avec une hausse de 44 % de la collecte, chaque tonne récoltée a pu être valorisée. Nous sommes sur la bonne voie. Nous nous devons de continuer ».

Les chiffres pour l’exercice 2017/18 : CA de 35,9 M€ (+ 14 %). Collecte de 118 000 t (+44 %). CA collecte : 26,8 M€, soit 75 % du CA total.

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