Lait de montagne : trouver de la valeur ajoutée

Un différentiel de coût important pèse sur la production du lait, entre les zones de montagne et les zones de plaine. À l’occasion du Sommet de l’élevage, FranceAgriMer et l’Institut de l’élevage (Idele) ont présenté une étude sur la filière lait de montagne, le 3 octobre. Dans les Alpes et le Jura, la réussite collective des filières sous signe de qualité en Appellation d’origine protégée (AOP), et Indication géographique protégée (IGP) engendre une dynamique positive. Elles ont ainsi réussi à concilier moindre volume et hausse des prix pour maintenir le revenu des éleveurs.

Définir les attentes sociétales

Le panorama est moins rose dans le Massif Central. Les producteurs ont du mal à dégager une valeur ajoutée suffisante. Seul un quart du lait est commercialisé sous Signes officiels de la qualité et de l’origine (Siqo) et les quelques AOP présentes peinent pour la plupart à générer un différentiel économique significatif. Les trois quarts du lait restant sont positionnés sur des marchés partagés avec d’autres régions plus compétitives, où les coûts de production sont inférieurs.
« Une meilleure rémunération des producteurs de lait paraît indispensable pour maintenir l’activité laitière dans cette zone », indiquent FranceAgriMer et l’Idele dans un communiqué commun. Les deux structures pressent la filière à se rassembler autour d’un projet fédérateur. Elles préconisent une démarche collective valorisant l’image de la montagne et ses aménités positives pour l’élevage (environnement, bien-être animal, etc.), en lien avec les attentes sociétales.
L’étude recommande également un renforcement de la politique de compensation des handicaps naturels.