Lancement d'une expérience participative sur l'adaptation des plantes au changement climatique

La littérature scientifique sur les capacités d’adaptation des plantes aux variations environnementales est abondante, mais principalement focalisée sur l’angle climatique. Or, selon l’Institut national de recherche agronomique (Inra) et le Centre national de recherche scientifique (CNRS) : « l’environnement de la plante est beaucoup plus complexe. Il est aussi composé du sol et de son microbiote. » C’est pour prendre en compte l’ensemble de ces paramètres que les deux structures ont lancé, conjointement, une expérience participative, selon un communiqué daté du 30 novembre.

Dresser une « carte génétique » de l’adaptation à l’environnement

Le projet Optima, doté de 88 000 euros, s’étendra sur deux années et onze départements du Sud-Ouest. Il vise la définition d’une carte génétique de l’adaptation de la plante modèle Arabidopsis thaliana à son environnement, soit le sol, le microbiote et le climat. Les graines de 168 populations sauvages de cette plante ont été récoltées puis semées dans 56 jardins, chez des particuliers, dans une école primaire et au Conservatoire botanique de Bagnères-de-Bigorre (65). Ces espaces présentent des milieux différents : cour gravillonnée, potager, prairie permanente, verger, etc. Les volontaires devront photographier régulièrement les plantes pour suivre leur évolution. Les résultats de ce projet collaboratif sont attendus pour l’été 2019.

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