Le Conseil national de la transition écologique propose 72 indicateurs

Dans un rapport rendu public le 23 juin, le Conseil national de la transition écologique (CNTE) propose 72 indicateurs pour le suivi de la stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable 2015-2020. 22 concernent les enjeux écologiques majeurs et 17 ont trait aux neuf axes de cette stratégie. Pour chaque indicateur, le rapport précise leur définition, leur source et leur disponibilité. Il mentionne les atouts et les précautions éventuelles d’interprétation. Les possibilités de déclinaison locale et de mise en perspective internationale sont également indiquées. Certains indicateurs concernent l’agriculture. Pour le changement climatique :

  • émission de gaz à effet de serre – dont le CO2, CH4 et N2O – et évolution depuis 1990 par secteur. Les données seront fournies par le centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique, Citepa.

Biodiversité :

  • artificialisation des sols, d’après l’enquête annuelle du ministère de l’Agriculture,
  • évolution des populations d’oiseaux communs spécialistes (source: Muséum national d’histoire naturelle, Centre de recherches par le baguage des populations d’oiseaux)
  • consommation de produits phytosanitaires par le biais du Nodu (nombre de doses unités) qui sera complété par le QSA (quantité de substances actives vendues par an)
  • état de conservation des habitats naturels (MNHN)
  • proportion d’espèces éteintes ou menacées dans les listes rouges (MNHN et UICN, Union internationale pour la conservation de la nature).

Raréfaction des ressources :

  • évolution de la part du territoire occupée par des sols artificialisés, des terres agricoles et des espaces naturels ou forestiers.
  • qualité des cours d’eau et des nappes d’eau souterraine, via les l’Onema et les Agences de l’eau.

Risques sanitaires environnementaux :

  • évolution de l’indice de pollution des cours d’eau par les nitrates et les phosphates et de l’indice de pollution souterraine par les nitrates.

Par ailleurs, les surfaces cultivées en agriculture biologique serviront d’indicateurs de l’engagement dans l’économie circulaire et sobre en carbone (axe 2) Le nombre de captages pour l’eau potable fermés, ainsi que la proportion de captages pour l’alimentation en eau potable dont la concentration en nitrates est supérieure à 50 mg/l seront deux indicateurs des inégalités environnementales, sociales et territoriales (axe 3). Ce dernier indicateur est à développer en priorité selon les auteurs du rapport.

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