Le Conseil national de l'alimentation émet vingt recommandations

« Améliorer l’efficacité des politiques publiques de l’alimentation », « lutter contre la précarité alimentaire », « mieux produire, mieux transformer et mieux distribuer », et enfin « informer, éduquer le consommateur ». Ce sont les grands objectifs poursuivis par le Conseil national de l’alimentation (CNA), à travers vingt recommandations publiées le 24 septembre.

Peser pour une Pac intégrant l’alimentation

Le Conseil, présidé par le député de Mayenne, Guillaume Garot (PS), recommande ainsi au gouvernement de peser en Europe en faveur d’un budget ambitieux pour la Pac, à transformer en Paac, autrement dit Politique agricole et alimentaire commune. Sur le volet strictement productif, cette Paac devrait aller dans le sens de la sobriété phytosanitaire, de la production de légumineuses pour réduire au maximum la dépendance aux protéines d’importation, et du développement de l’agriculture biologique et de l’agro-écologie.

Plus de budget pour les projets alimentaires territoriaux

Au niveau national, le CNA recommande de faire davantage pour préserver le foncier et stopper l’artificialisation des terres agricoles. Il préconise également d’augmenter les financements des projets alimentaires territoriaux (PAT). Pour une gouvernance plus efficiente, le CNA suggère, en tête de toutes ses recommandations, de créer un poste de « délégué interministériel de l’alimentation » rattaché au Premier ministre. Son rôle : assurer une cohérence générale des différents programmes nationaux liés à l’alimentation. Toujours sur le chapitre de la gouvernance, mais à un niveau plus local, le CNA estime souhaitable de lancer une mission d’évaluation de l’efficacité des « dispositifs territoriaux de gouvernance de l’alimentation ».
Enfin, le CNA prône le lancement d’une campagne pédagogique sur l’étiquetage pour aider les consommateurs à comprendre les informations obligatoires et additionnelles sur les emballages des produits, ainsi que sur les logos et labels existants.