Le contenu protéique des auges européennes, détaillé dans une étude de la Commission

Approvisionnement européen en protéines végétales (par source)

Le « Bilan protéique de l’alimentation animale pour l’UE », édition 2017-18, est publié par la Commission européenne le 20 mai 2019. 85 Mt de protéines brutes ont été consommées par les animaux sur la période considérée. Pour la première fois, ce document comptabilise les fourrages « grossiers » (herbe, maïs ensilage, légumineuses fourragères…), en plus des cultures consommées directement, des co-produits (tourteaux…) et les matières premières non végétales (protéines animales, anciens aliments…).

Les fourrages grossiers constituent, précisément, la principale source de protéines fourragères, représentant 45 % de l’utilisation alimentaire totale de l’UE en élevage. Cette matière première est d’origine européenne à 100 %. Les tourteaux de graines oléagineuses fournissent près du quart des protéines alimentaires (24 %), mais l’importation joue ici un rôle important, puisque seuls 16 des 52 Mt consommés viennent des États membres. Constat encore plus accentué pour le tourteau de soja, 15 % des protéines végétales dans les auges, dont seuls 2 % viennent d’Europe.

Les cultures, consommées directement, représentent 22 % du total, essentiellement grâce aux céréales (20 %), loin devant les oléagineuses (1 %) et légumineuses (1 %). 90 % de ces 18,5 Mt de cultures viennent d’Europe.

Ce document doit orienter les réflexions engagées concernant la construction d’un plan protéine au niveau européen.

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