Le Sénat adopte une résolution en faveur du pastoralisme

Les sénateurs ont tenu à marquer leur attachement au pastoralisme, le 2 octobre. Ils ont adopté une résolution, à 313 voix pour et 21 contre. Le texte, présenté par Sophie Primas (LR) et Hervé Maurey (Union Centriste), rappelle que le pastoralisme est « un élément incontournable du modèle agricole français, essentiel à la vie des territoires et bénéficie à l’ensemble de la société. » Cette forme d’agriculture extensive joue un rôle que les sénateurs tiennent à souligner, notamment « dans la prévention des risques naturels et dans la préservation de la biodiversité. » Une manière de manifester leur soutien aux acteurs du pastoralisme, dans une période marquée par des décisions politiques mal vécues par les éleveurs.

Pour une gestion européenne du pastoralisme

La résolution compte de nombreuses propositions, parmi lesquelles une « sanctuarisation » des moyens mobilisés dans le cadre de la politique agricole commune (Pac), ou encore une gestion intra-européenne coordonnée des populations de grands prédateurs. Toujours sur le registre de la prédation, la résolution fait de l’amélioration des connaissances scientifiques sur l’hybridation et l’éthologie du loup une « nécessité », tout comme la refonte du système d’indemnisation des éleveurs.
Dans les faits, la portée d’une résolution parlementaire est limitée. Il s’agit avant tout d’une prise de position. Ce que la Confédération paysanne ne manque pas de souligner dans un communiqué : si le syndicat se satisfait de reconnaitre dans le texte un certain nombre de ses propositions, il appelle à « un passage à l’acte ».