Le « zéro phyto » au cœur de la stratégie bretonne de reconquête de la qualité de ses eaux

La Bretagne est l’une des rares régions de France où la qualité des eaux est en progression : 34 % des masses d’eau y sont de bonne qualité, contre 25 % en 2006. Des améliorations ont également été constatées au niveau de la concentration moyenne en nitrates : 33 mg/l en 2015 contre 51 mg/l à la fin des années 1990. Des progrès salués lors de la sixième édition de la conférence bretonne de l’eau et des milieux aquatiques (CBEMA), le 30 novembre, bien que les efforts encore à déployer, notamment au niveau du secteur agricole, aient largement animé les discussions.

Objectif « zéro phyto » en 2040

La réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires est au cœur de la stratégie de la région pour reconquérir la qualité de ces masses d’eau. En Bretagne, 660 exploitations agricoles sont engagées dans les plans « Écophyto » et « 30 000 ». Pour accélérer cette transition, la Breizh Cop, déclinaison régionale de la Cop 21 lancée en 2017, qui doit entrer en vigueur en 2020, vise le « zéro phyto » à l’horizon 2040. La première moitié de l’année 2019 sera dédiée, dans le cadre de la construction de ce projet porté par le Conseil régional de Bretagne, à la définition des moyens à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs.

Ces ambitions font écho à celles du onzième programme de l’Agence de l’eau Loire Bretagne, où la lutte contre la pollution est un des trois enjeux prioritaires, à côté de la biodiversité et de l’adaptation au changement climatique. Le budget en retrait, de 2,27 milliards d’euros sur six ans, contraindra cependant l’agence à établir des priorités, ont rappelé les intervenants.

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