Les autres brèves du 4 décembre 2018

Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2019, les sénateurs ont adopté, le 29 novembre, un amendement visant à remplacer le renforcement proposé de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) par une augmentation de la taxe sur les ventes réalisées par les fabricants de produits phytosanitaires. Peu de chance, pour autant, que cette mesure arrive à terme : le dernier mot revient à l’Assemblée nationale et la hausse de la RPD est une volonté du Gouvernement. Le projet d’arrêté établissant la liste des substances actives concernées en 2019 par cette RPD est d’ailleurs en consultation publique .
La Commission européenne a publié le 28 novembre 2018 un projet de stratégie énergie-climat à long terme pour l’Europe. Objectif : atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Bruxelles compte notamment capitaliser sur les bénéfices de la bioéconomie et accentuer le stockage de carbone dans les sols via l’agriculture.
L’Anses a lancé le 26 novembre son appel à projets annuel en matière de santé et environnement. Il est doté d’une enveloppe de 8 millions d’euros. Parmi les thèmes : l’exposition aux produits phytosanitaires, les perturbateurs endocriniens, la qualité de l’air, le changement climatique, les vecteurs et lutte anti-vectorielle. La date de limite des dépôts des lettres d’intention est fixée au 8 janvier 2019. Les résultats seront connus en septembre de la même année.
L’Anses met à disposition les données de son étude sur les expositions alimentaires aux substances chimiques des enfants de moins de trois ans. En couvrant 97 % du régime alimentaire des tout-petits, l’enquête de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, qui a demandé 6 années de travail, a permis d’analyser 670 substances dans les aliments et d’estimer le risque pour 400 d’entre elles, dont 281 résidus de pesticides.
Touchée par la sécheresse, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé le 26 novembre 2018 un plan de 15 millions d’euros pour les agriculteurs. L’aide sera ciblée sur les exploitations ayant des pertes de fourrages d’au moins 30 % et versée en fonction du nombre d’UGB. Elle pourra aller de 500 à 2 000 € par exploitation.
Avec l’inauguration de sa station de recherche à Balcarce, en Argentine, FLORIMOND Desprez poursuit son développement dans ce pays, démarré au début des années 2000. Ce site possède 80 ha de terres irrigables et plusieurs bâtiments dédiés au stockage, au tri ou aux analyses. La variété cible sera le blé. L’objectif étant de concevoir des variétés productives et économes en intrants, dédiées avant tout au marché sud-américain.
L’arrêté du 26 novembre 2018, paru au JO du 30 novembre, actualise la liste des laboratoires nationaux de référence dans le domaine de la santé publique vétérinaire et phytosanitaire. Il modifie en cela l’arrêté du 29 décembre 2009.
La Coordination rurale s’interroge sur la stratégie commerciale de Carrefour. Dans un communiqué du 27 novembre, le syndicat indique ne pas comprendre comment l’enseigne Carrefour peut annoncer d’un côté un partenariat avec WWF pour financer la conversion vers le bio de producteurs de lait, et annoncer de l’autre « brader » un lait bio à 87 centimes le litre.
Certis, qui fait partie des trois premiers acteurs du marché du biocontrôle en France, tient à faire savoir son engagement dans ces solutions alternatives et assurer le rayonnement de ses marques. Après avoir refondu son site Internet en septembre 2018, la société active ses nouveaux comptes Twitter et LinkedIn.
Syngenta informe que son fongicide de biocontrôle Bastid/Blason, à base de COS-OGA, est dorénavant utilisable en agriculture biologique. Le produit, autorisé contre le mildiou et l’oïdium de la vigne, ainsi que l’oïdium des légumes sous serre, permet entre autres de réduire les doses de cuivre et de soufre.

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