Limagrain, Oxyane et Eurea, unis autour de l’élevage d’insectes

Le 5 octobre, Limagrain, Oxyane et Eurea ont officialisé leur investissement commun dans une filière régionale de production d’insectes, Invers Aura. Fondé sur l’élevage d’insectes à la ferme, ce projet permet aux distributeurs de répondre au besoin de diversification de leurs adhérents.
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De gauche à droite : Sébastien Crepieux, pdt de Invers ; Vincent Tardif, directeur stratégie développement nouvelles filières de Limagrain ; Francis Gaud, dg du pôle alimentaire du groupe Oxyane et Bertrand Relave, dg du groupe Eurea

Diversifier l’activité des adhérents en leur proposant d’élever des insectes. C’est l’idée qu’ont eu les groupes coopératifs Limagrain, Oxyane et Eurea en s’associant à la société Invers, qui développe depuis 2016 la production d’insectes auprès des agriculteurs français. Les coopératives ont ainsi officialisé, le 5 octobre au Sommet de l’élevage à Cournon d’Auvergne, la naissance de la filière Invers Aura qui alimentera 25 bâtiments agricoles de production d’insectes, répartis sur le territoire des trois coopératives, installés chez des adhérents. L’investissement total se chiffre à 800 000 €.

Un bâtiment et des effluents pour l’agriculteur

« Nous avons été sollicités par nos adhérents pour nous diversifier », confie Bertrand Relave, directeur général du groupe Eurea. Invers produit les jeunes larves, dans un couvoir en cours de construction sur le site de Saint-Ignat dans le Puy-de-Dôme, puis les confie aux agriculteurs, qui les font croître dans des bâtiments d’élevage spécialisés. « Les bâtiments sont à énergie neutre car le chauffage est apporté par la culture d’insectes et l’électricité provient de panneaux photovoltaïques, explique Sébastien Crepieux, président d’Invers. De plus, nous n’utilisons pas d’eau. » Les agriculteurs les récoltent puis Invers les collecte et les transforme en croquettes à destination du grand public et des éleveurs.

Une filière circulaire 

La circularité de la production et la réduction de l’impact carbone sont mises en avant. « L’alimentation des vers est issue des coproduits de blé produits par nos adhérents et les déjections viennent substituer les engrais chimiques d’importation, explique Francis Gaud, directeur général du pôle alimentaire du groupe Oxyane. Et ils sont utilisables en productions végétales biologiques et conventionnelles. » Le choix de l’espèce, Tenebrio molitor ou ver de farine, et du son de blé permet de ne pas créer de nuisances olfactives pour le voisinage de l’exploitant.

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