Mieux gérer les populations de sangliers pour contenir la peste porcine africaine

Les sangliers sont connus pour jouer un rôle important dans la propagation de la peste porcine africaine (PPA). Dans un avis scientifique publié le 11 juillet, les experts de l’Agence européenne de sécurité sanitaire, Efsa, ont identifié des stratégies de gestion du sanglier à différents stades d’un épisode épidémique de PPA.
Avant l’éclosion d’un foyer épidémique, les experts préconisent de ne pas nourrir les sangliers et d’organiser des chasses intensives pour réduire les risques d’éclosion. Lorsqu’une épidémie s’installe, les activités susceptibles d’accroître le déplacement des sangliers comme les chasses avec battues intensives devraient être évitées.

Dialoguer

Les experts n’ont pas pu établir le seuil de densité de sangliers en-deçà duquel le virus ne pourrait pas s’implanter : la PPA a parfois réussi à se répandre dans des zones où la présence de sangliers est pourtant faible.
L’avis souligne l’importance de maintenir un dialogue régulier entre toutes les parties prenantes impliquées. La surveillance passive, via le signalement de sangliers morts, reste le moyen le plus efficace de détecter les nouveaux cas de peste porcine africaine à un stade précoce dans les zones auparavant épargnées par la maladie, insistent les experts. L’avis souligne la nécessité d’harmoniser la collecte d’informations dans l’Union européenne. Dans ce cadre, l’Agence finance le projet Enetwild destiné à collecter et harmoniser les données sur la répartition géographique et le nombre de sangliers en Europe.

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