Mortalité des abeilles : Bayer veut élargir le débat

A l’occasion de sa conférence de presse annuelle, le 17 septembre à Monheim, Bayer a organisé un débat sur les causes de la mortalité des abeilles. Le journaliste britannique Andrew Craston a rappelé que les abeilles avaient connu des problèmes de santé bien avant l’ère de la protection chimique des cultures : « Le premier cas d’importante Mortalité des abeilles date de 65 millions d’années, et des ouvrages historiques font état d’observations de maladies apicoles importantes entre le 11e et le 19e siècle. » Les conditions climatiques étant un facteur fréquemment mis en avant par la littérature. Christian Maus, responsable mondial de la santé des pollinisateurs chez Bayer, a insisté sur la pluralité des causes de la mortalité chez les abeilles et est revenu sur certains « mythes » entourant le lien entre la santé des abeilles et les néonicotinoïdes, famille d’insecticides pointée du doigt. « Les démarches d’homologation compte une frange importante de tests très pointus liés à la santé de la faune et notamment des pollinisateurs, a-t-il affirmé. Aucune étude n’a mis en évidence des effets létaux de cette famille sur les abeilles en conditions de plein champ réalistes. » Et de marteler que l’erreur serait de se focaliser uniquement et drastiquement sur les néonicotinoïdes en négligeant les autres paramètres : nutrition, raréfaction des reines, parasites, faiblesse génétique, varroa et climat. « Dans certains pays comme l’Australie, les abeilles se portent très bien alors même que les néonicotinoïdes sont autorisés et employés par les agriculteurs », a-t-il rappelé en conclusion.

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