Nicolas Hulot dévoile son plan biodiversité et annonce 150 M€ pour rémunérer les pratiques agricoles vertueuses

« Sur la planète, une espèce disparaît toutes les 20 minutes, soit mille fois plus fréquemment que la normale. Il y a urgence. » C’est l’alerte exprimée par Édouard Philippe lors du Comité interministériel de la biodiversité qu’il présidait le 4 juillet au Muséum national d’histoire naturelle à Paris. Regroupant 14 ministères *, le Comité a adopté le plan biodiversité, dont l’élaboration avait été annoncée par Nicolas Hulot le 18 mai 2018 à Marseille, et qui comprend 90 mesures.

Une expérimentation sur les PSE

Concernant l’agriculture, le ministre de la Transition écologique annonce une mobilisation de 150 millions d’euros « d’ici à 2021 afin de rémunérer les agriculteurs pour la mise en place d’actions de protection de la biodiversité. » Parmi lesquelles sont citées la couverture des sols, la plantation de haies, la préservation des prairies et des zones humides, les solutions pour sortir des herbicides et notamment du glyphosate. L’objectif est de tester des nouveaux outils de paiement pour services environnementaux (PSE) dans le cadre du onzième programme des agences de l’eau.

Nicolas Hulot entend globalement poursuivre et accompagner la mise en œuvre « du projet agroécologique et des plans qui l’accompagnent », citant Écoantibio, Écophyto, Énergie méthanisation autonomie azote (Emaa), Ambition bio, Semences et agriculture durable, Enseigner à produire autrement, ou encore les stratégies concernant les protéines végétales,  l’agroforesterie, l’apiculture .

Le plan entend développer l’agroécologie avec 15 % de surfaces en bio à horizon 2022, 15 000 exploitations certifiées Haute valeur environnementale (HVE) en 2022 et 50 000 en 2030, et l’intégration de critères de biodiversité dans les cahiers des charges des produits sous signe de qualité et d’origine.

600 millions sur quatre ans

Sur la réduction de l’usage des pesticides, Nicolas Hulot souhaite la mise en place d’une plateforme de capitalisation des données géolocalisées de l’indicateur de fréquence de traitements phytosanitaires (IFT), la fin du glyphosate d’ici à cinq ans pour tous les usages, l’évolution du conseil avec la séparation avec l’activité de vente, ou encore un programme de recherche sur les nouvelles solutions, d’un montant de 30 millions d’euros.

Le plan va mobiliser 600 millions d’euros sur quatre ans. Son suivi sera assuré par un comité de pilotage interministériel et associera l’ensemble des parties prenantes à travers le Conseil national de la biodiversité. Le Gouvernement publiera régulièrement des indicateurs et des cartes permettant un suivi de l’état de la biodiversité et des pressions qui pèsent sur elles.

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