Plan de filière, Didier Guillaume organise un point d’étape sur la réduction des phytosanitaires

Les filières végétales étaient convoquées le 23 mai pour un point d'étape sur les plans de filières remis au ministre de l'Agriculture à la fin de l'année 2018. L'objectif était surtout de valider que la mobilisation des filières végétales est totale sur la réduction des produits phytosanitaires. Et ce « dans un esprit de co-construction », indique le ministre dans un communiqué du même jour.
Crédit : ministère de l'Agriculture

Réduire de moitié les pesticides

Didier Guillaume confirme le maintien de l’ambition de réduire de 50 % les pesticides à l’horizon 2025. Ce qui « impose une transformation des modèles agricoles », ainsi qu’une « modification de l’organisation des filières ». S’il reconnait que l’utilisation des produits phytosanitaires restera nécessaire dans certains cas, il estime qu’elle devra se faire en dernier recours. Parmi les leviers prioritaires cités par le ministère : l’allongement des rotations, la diversification des cultures, le recours à des variétés résistantes aux ravageurs, l’utilisation des outils de veille et de détection. Sans oublier la recherche avec, en 2019, 30 millions d’euros dédiés au programme prioritaire de recherche « cultiver et protéger autrement ».
Les filières ont été appelées à proposer des engagements concrets et à objectiver les avancées à l’échelle des exploitations d’ici l’été. « Les prochains mois seront consacrés à renforcer la coordination entre le ministère et les professionnels », conclut le ministère.

Un véritable partenariat réclamé par Éric Thirouin, président d’Intercéréales, qui a participé au comité. Dans un communiqué du 24 mai, l’interprofession présente ses avancées : engagement dans le contrat de solution, 26 M€ par an consacrés par Arvalis à la protection intégrée, développement de 30 % en un an des filières premium pour les céréales destinées à l’alimentation humaine. Éric Thirouin rappelle également « l’impératif de la cohérence entre le temps politique avec le temps de la recherche, des investissements et la nécessité de prendre en compte la situation économique des acteurs».