Quel rôle pour l’agriculture dans la programmation pluriannuelle de l’énergie 2019-28 ?

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), pour la période 2019-28, est désormais en consultation auprès d’instances spécialisée. C’est ce qu’indique le ministère de la Transition écologique et solidaire le 25 janvier. Alors que la consultation publique s’est déroulée sur 2018, c’est notamment au tour de l’Autorité environnementale (AE) et du Conseil national de la transition écologique (CNTE) de se prononcer sur la PPE. Celle-ci précise les mesures à mettre en place pour atteindre les objectifs inscrits dans la loi française, notamment la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Agriculture : consommer moins d’énergie…

Établi tous les cinq ans, ce document, qui n’a pas de portée législative ou réglementaire, établit les priorités d’action du gouvernement en matière d’énergie, pour dix ans.

La dernière mouture de la PPE s’arrête notamment sur la question agricole. Elle fixe un objectif de réduction des consommations énergétiques du secteur, qui devra passer de 52 TWh en 2016 à 46 TWh en 2028, grâce à une meilleure efficacité énergétique. La part des énergies renouvelables dans ce bouquet (4 % en 2016) devra doubler au même horizon.

…et en produire davantage

L’attente envers le secteur agricole porte également sur son potentiel de production d’énergie. Au sujet des biocarburants, la PPE vise le maintien du taux d’incorporation pour la première génération issue de produits agricoles à 7 %, « sans le dépasser ». L’accent est mis sur le développement d’une deuxième génération, avec un objectif d’incorporation de 3,8 % dans les essences et 3,2 % dans les diesels pour 2023.

La méthanisation est aussi appelée à se développer, et notamment la pratique d’injection de biogaz dans le réseau de gaz naturel. Deux scénarios sont possibles : atteindre les 24 TWh produits, dont 14 injectés dans le réseau, ou 32 TWh produits, dont 22 injectés, selon la trajectoire du prix de production du biogaz, soit respectivement 7 et 10 % de biogaz inhecté. Au-delà des chiffres, la PPE pose la nécessité, pour la filière méthanisation, « de progresser en termes d’acceptabilité », notamment vis-à-vis des riverains.

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