« Risque de gros coup de frein sur la filière méthanisation en 2023 », Jérémie Priarollo, Solagro

EMC2 ; Méthanisation ; solagro ; biométhane
© EMC2

Tous les feux ne sont pas au vert pour la méthanisation agricole. La filière s’est pourtant largement développée en dix ans, passant d’une petite centaine d’unités impliquant des agriculteurs, en 2012, à environ 1300 en 2022. Un essor qui a incité les pouvoir publics à revoir les tarifs de rachat du biogaz à la baisse à partir de 2023. « Les décideurs ont estimé que le secteur était suffisamment mature pour supporter ces tarifs revus », pose Jérémie Priarollo, responsable ingénierie méthanisation chez Solagro. Malheureusement, d’autres éléments viennent effriter la rentabilité de la méthanisation agricole.

Le coup de vis sur le règlement des installations classées pour l’environnement (ICPE) draine des coûts supplémentaires : « Ils s’élèvent à 150 000 euros pour une unité moyenne », déplore Jérémie Priarollo. En ajoutant la hausse des charges, notamment l’électricité nécessaire pour les cuves, et le prix des matières premières qui s’envole, le spécialiste de chez Solagro prévoit un coup de frein brutal pour la filière pour 2023. Une tendance qui se dessine déjà. « En 2021, les opérateurs gaziers ont reçu 150 demandes d’études ; à la mi-2022, ce serait plutôt une quinzaine », illustre-t-il.

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