Sèvre-et-Belle pilote un projet autour du bio avec Océalia, Faye-sur-Ardin et Loulay

Le 29 novembre, Médéric Brunet, le directeur de Sèvre-et-Belle (79) présentait, lors de l’assemblée générale, les résultats de sa coopérative. Parmi les chiffres détaillés, « un recul de 6,1 % du chiffre d’affaires appro ». « Nous sommes sur la bonne voie, s’est-il félicité. Un résultat qui s’explique en partie par la montée en puissance des outils d’aide à la décision et le déploiement d’alternatives ». Avec l’approche de la mise en place de la séparation du conseil de la vente des phytos, Médéric Brunet se questionne sur le devenir « des surfaces sous contrat qui représentent 60 % des volumes collectés par la coopérative. Comment assurer la traçabilité si on sépare les deux activités ? »

Investissements dans le stockage
Parmi les projets évoqués par le directeur, un investissement de 2,8 M€, sur le site de Thorigné, pour augmenter la capacité de stockage de 8 200 tonnes, faisant passer celle de la coopérative à 81 000 t. L’inauguration est prévue en mai 2019. « Avec la restructuration de cet outil, nous souhaitons renforcer notre présence sur le marché intérieur et accroitre nos performances d’allotement », insiste-t-il.
Sèvre-et-Belle parie également sur le bio pour les campagnes à venir. « Même si à peine 100 ha sont actuellement conduits en bio par nos adhérents, nous pensons que cela va augmenter. Nous réfléchissons à un projet commun avec Océalia (16), la coop de Faye-sur-Ardin (79) et la CEA de Loulay (17). L’idée : mutualiser la collecte et la commercialisation. Cela passera par la construction d’un silo de stockage de plus de 10 000 t. Nous voulons devenir un acteur majeur du bio en Nouvelle-Aquitaine. Nous sommes déjà contactés par des clients potentiels ! » A.G.

L’exercice 2017/18 en chiffres : CA de 25,7 M€, collecte de 80 000 t (+ 13 %) mais la collecte de 2018 est de 70 000 t (- 12%).

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