Terres Inovia expérimente avec les chambres une formation pour les conseillers

En partenariat avec les chambres d'agriculture, Terres Inovia teste depuis un an une formation pour les conseillers, dans six territoires pilotes. L'ambition est de construire un modèle de conseil moins descendant. Explications avec Afsaneh Lellahi, directrice des actions régionales et du transfert au sein de l'institut.
Terres Inovia

Retrait de molécules, transition agroécologique à déployer, séparation du conseil et de la vente des produits phytosanitaires le contexte pousse le conseil agricole à se renouveler. Un sujet qui mobilise un nombre croissant d’acteurs. « Nous avons fait le constat que la façon d’accompagner les agriculteurs devait changer, car la transition demandée aux exploitants est complexe à mener », explique Afsaneh Lellahi, directrice des actions régionales et du transfert chez Terres Inovia.

Pour accompagner le changement de pratiques dans les rangs des conseillers, l’institut technique a mis au point une formation-action, nommée Cap’Agronomie. « L’objectif est de déployer un conseil pas uniquement descendant, de placer le projet de l’agriculteur dans un environnement global, et co-construire avec lui des solutions, précise Afsaneh Lellahi. Le suivi au long cours des agriculteurs permet de redéfinir, au fur et à mesure, les objectifs à atteindre. » La philosophie de la formation se rapproche de ce qui a été fait, au sein de l’institut, avec le projet Outillage.

Expérimentation menée avec les chambres dans six territoires

La formation est déployée dans le cadre du programme Cap Protéines, qui contient une action d’accompagnement à la transition sur six territoires pilotes avec les chambres d’agriculture. Elle se déroule sur l’ensemble d’une année culturale. La première année d’expérimentation a débuté en mars 2021 et concerne 35 conseillers de chambres d’agriculture. Cinq formateurs de Terres Inovia les accompagnent pour réaliser des diagnostics chez les agriculteurs, et transmettre leur expertise. Un suivi des conseillers formés et des exploitants est prévu sur les mois suivants. « Notre ambition désormais est de capitaliser sur cette première année d’expérimentation, et réfléchir à l’avenir de cette formation : élargissement à d’autre chambres, d’autres types de conseillers, etc. », glisse Afsaneh Lellahi.

Trouver des financements pour étendre la démarche

Des contacts ont d’ores et déjà été pris avec d’autres entités. « Les structures capables de prendre le virage de la séparation du conseil et de la vente cherchent le bon point de chute », note Afsaneh Lellahi. Mais la question du modèle économique de la formation reste ouverte. « Les subventions de Cap Protéines, programme qui se déroule sur 2021 et 2022, nous ont permis de financer le temps passé par les conseillers des chambres sur ce sujet, indique Afsaneh Lellahi. Pour élargir la démarche, nous devrons trouver d’autres financements, ou la formation devra être intégrée dans le modèle d’une structure. L’offre existe mais nous cherchons encore notre business modèle pour passer à l’échelle supérieure. »

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