Val’épi initie un suivi de la biodiversité sur quatre modes de production

Structure dédiée à l'expérimentation mutualisée de quatre coopératives (Sevépi, Terres Bocages Gatinais, UCAC, Valfrance), Val'épi entend mettre en place un réseau de fermes pilotes appliquant différents protocoles de suivi de la biodiversité. Quatre modes de productions différents seront suivis.
Val'épi ; essais
Les fermes pilotes viendront apporter des éléments supplémentaires aux essais agronomiques en micro-parcelle de Val'épi (crédit Val'épi).

Agriculture de conservation des sols, bio, conventionnel avec optimisation d’intrant, et exploitation productrice d’énergie (notamment méthanisation). Ce sont les quatre modes de production que Val’épi va suivre de près, à partir de 2022, avec un focus spécifique sur la biodiversité. Cette structure d’expérimentation mutualisée, réunissant quatre coopératives (Sevépi, Terres Bocages Gatinais, UCAC, Valfrance), travaille à la mise en place d’un réseau de fermes pilotes, en complément des essais en micro-parcelles.

Sept indicateurs de biodiversité appliqués par Val’épi

Plusieurs critères technico-économiques seront évalués : rendement, marge, consommation de carburant, émissions de gaz à effet de serre, qualité technologique des récoltes… mais également des indicateurs de biodiversité. « Nous en sommes aux prémices de ce projet, précise Alain Laloi, responsable technique de Val’épi. Il est prévu de mener ce suivi biodiversité sur plusieurs années, les phénomènes qui nous intéressent se jouant sur un temps long. » Val’épi, structure adhérente du Club Agata que pilote l’ONG Noé, s’est naturellement tourné vers cette dernière. Les paramètres suivis seront issus de la liste d’indicateurs sélectionnés par Noé en collaboration avec des experts scientifiques. Il s’agit de quatre indicateurs « de pression », liées aux pratiques agricoles (travail du sol, utilisation des produits phytosanitaires, diversité cultivée, fertilisation azotée), et de trois indicateurs « d’état », traduisant directement la réalité sur les parcelles (qualité microbienne des sols, matière organique, diversité et abondance des vers de terre).

Trouver une valorisation pour les pratiques vertueuses

Une exploitation représentative de chacun des modes de production va déployer ces indicateurs. Les frais induits par les protocoles, réalisés en partie par les agriculteurs et en partie par des prestataires, seront pris en charge par Val’épi. « L’une des finalités du projet est d’envisager, à terme, une valorisation des données générées par les indicateurs, en remontant les effets bénéfiques des différents modes de production sur la biodiversité auprès de l’aval des filières », ajoute Alain Laloi.

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